Courons, courons sur le tapis volant du temps qui passe. Si nous courons vite, très vite, aussi vite que la lumière des néons fatigués des fins de nuit d’hiver, aussi vite que la lumière des étoiles de pure clarté qui crèvent l’obsidienne du ciel des nuits d’été, le tapis volant s’arrête. Courons encore plus vite, le tapis volant repart, mais en arrière, et nous remontons le cours du temps ! Est-ce bien raisonnable ? En arrière : bonjour hier, au revoir demain ! En avant : au revoir hier, bonjour demain !
Mais, me direz-vous, et les traîne-patins, les flemmards, les avachis, les éclopés, les ébréchés, les abandonnerons-nous sur le bord du chemin ? Non, rassurez-vous. Nous mettons à leur disposition ce petit véhicule, afin que tous et chacun puissent profiter du voyage.
En avant !
Texte et photographie : Shaki Pelott
